Selon Europol, le domaine de la cybercriminalité est une zone de criminalité qui est l’une des plus touchées par la crise COVID-19. Cela inclut la violence sexuelle envers les enfants en ligne: à mesure que les enfants et les délinquants ont été forcés de rester à la maison et de passer plus de temps sur Internet, le phénomène de la violence sexuelle envers les enfants en ligne s’est profondément augmenté.

« La crise de COVID-19 a entraîné une augmentation de la distribution en ligne de matériel d’abus sexuels sur les enfants (CSM), qui était déjà à des niveaux élevés avant la pandémie. Le préjudice résultant d’une victime de ce crime est grave, et chaque fois qu’une photo ou une vidéo est partagée, cela entraîne une victimisation répétée. L’impact de cette zone de criminalité peut difficilement être surestimé et une réponse efficace est de la plus haute importance. Le rôle d’Europol est de coordonner les enquêtes des États membres sur ceux qui maltraitent les enfants, encouragent et permettent ces abus, ou de mettre à disposition du matériel d’abus par le biais de plates-formes en ligne. Europol utilise des produits de renseignement pour informer les partenaires de l’application de la loi sur les activités et le comportement des suspects, et pour identifier potentiellement les délinquants et les victimes. Europol travaille avec ses partenaires pour organiser des campagnes de prévention et de sensibilisation et apportera son expertise aux discussions autour de la prochaine stratégie de l’UE en faveur d’une lutte plus efficace contre les abus sexuels sur les enfant ». (Catherine De Bolle, directrice exécutive d’Europol).

Ici, l’un des cas les plus récents d’abus sexuels d’enfants dans le nord de l’Italie rapporté par Europol qui explique comment la collaboration internationale peut conduire à des solutions valables:

« La collaboration internationale conduit à l’arrestation d’un agresseur sexuel d’enfants en Italie » 

« Dans les 10 jours suivant la découverte des vidéos en ligne, un individu de 30 ans a été arrêté par la police d’État italienne à la suite d’un effort de la police internationale pour retrouver cet homme qui a produit du matériel d’abus sexuels sur des enfants.

Les vidéos, qui ont été publiées et mises en vente sur le dark web, montraient le suspect abusant violemment sexuellement d’une fille d’âge préscolaire. L’analyse de ces vidéos par la police d’État italienne a identifié l’emplacement des abus dans une région du nord de l’Italie. Europol n’a pas tardé à donner la priorité à cette affaire et y a consacré plusieurs membres du personnel.

Des renseignements précieux ont été fournis par des organismes partenaires d’application de la loi à travers le monde, y compris l’Australie, le Danemark, la France, les Pays-Bas et le Canada. Des spécialistes de l’identification des victimes de ces pays ont collaboré avec Europol pour aider à identifier la victime et le délinquant par le biais d’un examen image et vidéo afin d’obtenir des informations le plus rapidement possible auprès des enquêteurs italiens.

En combinant ces informations avec des informations open source et des renseignements d’Europol, la police d’État italienne a identifié le domicile de l’homme de 30 ans. En collaboration avec le bureau de la police nationale des postes et des communications (CNCPO), ils ont effectué une fouille approfondie du domicile du suspect.  Des preuves, y compris des éléments des vidéos d’abus, ont été trouvées avec des milliers d’images et de vidéos d’exploitation sexuelle de mineurs. La victime a été identifiée et sécurisée et le suspect a été arrêté et attend son procès».